« J’ai deux enfants, je travaille et je suis zen »

Aujourd’hui, c’est dimanche 11 novembre 2018. Il est 17h30, pas de soleil ou alors il est bien bien caché, et la pluie compose une drôle de musique sur la table de ma terrasse. L’été semble loin. Je pourrais me sentir nostalgique à l’approche de l’hiver, mais bizarrement, je savoure le moment entre deux couches à changer.
J’ai deux filles : the number one a presque 12 ans, et elle est plus proche de la série-télé Kali que de T’choupi ; the little one a 3 ans et demi, et chante à tue-tête « Libérée, délivrée » comme si nous étions ses géôliers. Ma number one, je l’ai eue quand j’étais en 4ème année de pharmacie à l’université : très glam avec un gros ventre, j’aurais pu rouler-bouler le long des marches de l’amphi, ç’aurait fait diversion ! Et ma little one, je l’ai eue pendant ma thèse de recherche – car oui, je pense être la Susan Boyle des études : j’ai 37 ans et je viens de finir mes études (sans poil aux pattes mais avec une patte d’oie !)
Vous l’aurez compris, je suis pharmacienne de profession, magnifique métier, sans ironie, pour lequel je me passionne. Souvent, on m’imagine tel Jésus, avec une croix – mais celle-ci verte ! – ouvrant, avec un sourire sarcastique, le tiroir-caisse bien rempli de ma pharmacie…bonjour les clichés. En vérité, bien que destinée au départ à servir au comptoir d’une officine (peu glamour tel que c’est dit), j’ai finalement opté, après ma thèse d’exercice, pour une thèse de recherche en pharmacie suivie de deux diplômes universitaires de phytothérapie, aromathérapie et de micro-nutrition. Aujourd’hui, à côté des consultations que je donne en qualité de Docteur en pathologie humaine, j’ai créé mon entreprise, Apothic’life, pour transmettre au maximum mes connaissances, et apprendre moi aussi par des échanges avec le public, les professionnels de santé, les naturopathes et tous ceux qui veulent participer à cette aventure, à travers mon blog et des formations santé que je propose (la première est en Janvier, je vous en parlerai bientôt !). Je dois donc faire marcher ma toute nouvelle entreprise, et assurer auprès de mes deux filles avec des besoins divers. J’aimerais tel Bouddha admirer avec compassion les jouets étalés par terre dans la maison sans virer au rouge. (À l’inverse de Bouddha, j’aimerais que mon ventre ne ressemble pas à un gros ballon qui aurait fait le mondial, et qu’il soit presque plat pas seulement quand je m’allonge.) J’aimerais que mes objectifs de travail ne soient pas que de vulgaires post-it qui attendent la mort, accrochés au niveau de mon bureau, faire les devoirs avec ma number one sans avoir envie de jeter ses cahiers, et expliquer à little one qu’il ne faut pas envoyer valser la nouvelle tortue sur le tapis…
Mon plus gros challenge, c’est quoi aujourd’hui ? Rester zen dans la journée ! Même si mon mari est présent et ma famille là pour m’aider, le stress guette à chaque minute de ma journée, sécrétant de l’adrénaline ou du cortisol en excès, alors que la jauge est déjà pleine. Il y a la voix qui tire un peu dans les aigus en fin de journée, les veines qui pètent délicatement sous les yeux pour se métamorphoser en de magnifiques cernes, et ma patience qui n’existe plus vraiment dès qu’il s’agit de faire les courses. Or, les signes du stress, nous y sommes tous sujets. Je le vois parmi les questions auxquelles tout pharmacien a dû déjà répondre : « j’ai toujours mal au ventre, et ça ne passe pas, pourquoi ? », « je n’arrive pas à dormir la nuit ? », « je me sens toujours fatigué et stressé? » …
Alors comment être in sans burn-out ? Je prends 3 moments dans ma journée, en faisant en sorte qu’ils ne soient rien qu’à moi.
1. Le bain aromatique pour les pieds. Quand la magie existe, et que les enfants dorment, je profite de ces moments où mes tympans sont reposés pour remplir d’eau chaude une bassine (si vous n’avez pas de baignoire comme moi) et tremper mes pieds fatigués de la journée. J’y ajoute du gros sel, qui a une action émolliente pour délasser ma peau, et deux gouttes d’huile essentielle de Lavande fine (Lavandula angustifolia ). La Lavande fine a des propriétés relaxantes, notamment sur le système nerveux (cf. futur article sur l’aromachologie, qui est une science étudiant l’effet de l’inhalation des huiles essentielles sur le cerveau et le corps). Je prends ensuite un bon livre, ou alors j’effectue 5 minutes de cohérence cardiaque du Dr. David O’Hare (il existe des vidéos sur You Tube) pendant que mes pieds trempent dans ce bon bain chaud aromatique, et je profite avant d’aller faire dodo de ce délicieux moment !
2. La diffusion d’huiles essentielles de Lavande fine et de Ravintsara. Le Ravintsara (Cinnamomum camphora) a des vertus antivirales très utiles pendant cette période hivernale, où rhinite rime avec gastro-entérite et grippe. Je diffuse pendant 20 minutes avec un diffuseur d’huiles essentielles (cf. futur article sur « Comment bien choisir son diffuseur »), quand les enfants ne sont pas là dans le salon. Si vous avez un bébé, surtout ne diffusez pas les huiles en sa présence, et même lorsqu’il n’est pas là, fermez la pièce pendant la diffusion et attendez 30 minutes avant de le réintroduire dans la pièce. Il faut aussi absolument éviter de diffuser en présence de votre animal de compagnie, et surtout le chat qui ne tolère pas du tout les huiles essentielles ! Autre petite astuce : si je ne suis pas à la maison, j’utilise un sticker inhalateur qui contient un coton sur lequel j’ajoute 3 gouttes pures d’huile essentielle de Lavande fine. Il est tout petit, donc passez la crainte d’en user dans les moyens de transport : l’inhaler est vraiment efficace pour se détendre et ne pas succomber au stress. Sa forme peut être équivoque : une fois il est tombé de mon sac en plein concert et une maman d’élève a cru que c’était mon tampon…oups !
3. L’infusion de l’hiver est le troisième petit rituel qui me fait tant de bien pendant cette période. En plus d’avoir un quotidien trépidant comme vous tous, mon organisme doit lutter contre le froid, les crachats du voisin dans le métro, et les rampes auxquelles je dois m’accrocher dans le bus, qui me feraient virer à la psychose si j’analysais au microscope les merveilleuses bactéries présentes. Bref, je me fais une infusion bien chaude d’un mélange de Sureau noir (Sambucus nigra) et de Romarin (Rosmarinus offcinalis) que je place dans une boule à thé et que je laisse tremper 10 minutes dans une eau frémissante. Lorsque je travaille, je sirote cette délicieuse boisson qui me régénère : le Sureau noir est un prébiotique – et non un probiotique (cf. futur article sur la différence entre les deux) – qui prend soin de ma flore intestinale pendant l’hiver, et le Romarin est un excellent antiviral, ami qui protège des infections.
Vous savez tout ou presque de mes 3 secrets pour rester zen en hiver, même si je l’avoue, j’échoue face à un « Libérée délivrée » à 20h30 !

Cet article participe à l’évènement “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen (https://habitudes-zen.net/). J’apprécie beaucoup ce blog, et mon article préféré est « 10 bonnes habitudes pour passer d’excellentes journées» (https://habitudes-zen.net/2012/passer-dexcellentes-journees/).